Du 27 au 30 septembre, le 20ème anniversaire des Itinéraires Culturels du Conseil de l’Europe a été célébré au Puy-en-Velay en présence de nombreuses personnalités françaises et étrangères. A cette occasion Le-Puy a resserré les liens créés avec Saint-Jacques de Compostelle depuis la célébration en 1951 du millénaire du voyage de son évêque Godescalc.
Deux grands sanctuaires médiévaux C’est au IVe siècle que remonte la légende
d’une guérison miraculeuse au Mont Anis, sur la « Pierre
des fièvres », un dolmen. Apparue en songe à la miraculée,
la Vierge demanda qu’un sanctuaire lui soit dédié
en ce lieu. Au matin suivant, le sanctuaire était délimité
par les traces laissées par un cerf dans la neige. Ainsi naquit
le pèlerinage, qui prit une nouvelle extension au Xe siècle
avec la vénération d’une Vierge Noire aux origines
mystérieuses. Selon une autre tradition, l’origine du sanctuaire
est contemporaine de la proclamation solennelle de la maternité
divine de Marie par le concile d’Ephèse (431). « La dévotion à ce grand saint n'était pas
la seule à créer un lien de plus entre les Ponots et leurs
voisins de l'autre côté des Pyrénées, car si
les Français allaient en Espagne, les Espagnols, de leur côté,
accouraient en France. Le Puy les attirait par son célèbre
pèlerinage à celle qu'ils désignaient sous le nom
de Nuestra Senora de Francia. A leur départ, ils emportaient chez
eux des statues de Notre-Dame du Puy. Ne nous étonnons donc pas
de trouver très souvent en Espagne le culte de la Sainte Vierge
sous le titre de Notre-Dame du Puy. Selon les régions on l'appelle
Puey, Puayo, Puig ou Puche. Ces Vierges sont très nombreuses. Dans
le seul diocèse de Huesca on en a compté plus de quarante.
Les plus anciennes remontent au IXe siècle et les plus récentes
au XIIIe. » En 1984 une recommandation du Conseil de l’EuropeCherchant à développer les liens culturels entre les pays
européens, le Conseil de l’Europe reconnut en 1984 l’importance
qu’avaient eue les itinéraires de pèlerinages. Dans
sa recommandation il demandait aux Etats membres : « i. d'encourager une coopération destinée à
préserver conjointement les itinéraires internationaux de
pèlerinage - par exemple une action concertée en vue de
faire figurer les itinéraires les plus significatifs et leurs monuments
sur le Répertoire du patrimoine mondial de l'UNESCO, La déclaration du XXe anniversaireC’est le 23 octobre 1987 que les chemins de Compostelle furent
officiellement déclarés premier Itinéraire Culturel
du Conseil de l’Europe. Jacques d’Anvailles • Des livres pour approfondir ces questions : |
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